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N° 2 – 2022 Quand je serai à la retraite...

N° 2 – 2022 Quand je serai à la retraite...

Eva Reinhard, Responsable d’Agroscope

30 minutes...

...c’est précisément le temps que j’ai consacré jusqu’à maintenant pour réfléchir à ce que je souhaite faire lorsque j’aurais atteint le «troisième âge». Mises à part quelques réflexions concernant la prévoyance, je n’y avais encore jamais pensé sérieusement. Rédiger cet article m'a permis d’y remédier.


Pendant ma formation et au cours de mon activité professionnelle, j’ai toujours eu la chance de pouvoir m’occuper de choses qui m’intéressaient vraiment. En 1978, alors que j’étais élève à l’école cantonale de Zurich, le professeur bâlois Werner Arber a obtenu le prix Nobel pour sa découverte des enzymes de restriction et leur application en génétique moléculaire. Cette nouvelle m'a totalement fascinée. J’ai alors commencé à étudier la biologie à l'École polytechnique fédérale de Zurich avant de me spécialiser en biologie cellulaire et moléculaire, sachant que je voulais faire plus tard de la recherche dans ce domaine. Cela a effectivement été le cas et mon parcours m’a conduite de Zurich à Bâle, puis aux États-Unis et en Italie. Mon activité dans la recherche m’a donné l’opportunité de rencontrer de nombreuses personnes avec des intérêts similaires et de voyager dans d’autres pays. Aujourd'hui encore, je voyage très volontiers. L’année dernière, j'ai par exemple visité la lointaine Antarctique avec mon partenaire.

Ma passion pour les voyages ainsi que mon intérêt pour les autres cultures et les gens vont continuer à m’accompagner après la retraite. Tout comme ma curiosité pour les sciences naturelles qui ne va pas s’évaporer lors de mon dernier jour de travail. Cela vaut également pour le secteur agroalimentaire que j’ai contribué à façonner d’abord à l’Office fédéral de l'agriculture et, depuis quelques années, chez Agroscope. Dans ce domaine, nous nous trouvons globalement devant un changement fondamental extrêmement important et intéressant. Un sujet qui me touche et qui fera toujours partie des choses essentielles pour moi. Je ne peux pas imaginer me mettre à mon compte et proposer des conseils, mais je serai certainement ouverte à un échange de points de vue et d’idées sur ces sujets. La transformation du secteur agroalimentaire n'est de loin pas terminée. Et elle nous concerne tous. Nous devons mieux comprendre le fonctionnement et l’interaction des systèmes agroécologiques. Le jour J, je ne vais sûrement pas perdre ma curiosité et mon intérêt pour les nouvelles connaissances scientifiques.

Lorsque je prendrai ma retraite, je serai heureuse de pouvoir laisser derrière moi toutes les tâches administratives et bureaucratiques qui vont de pair avec ma fonction de responsable d’Agroscope. Ces obligations ne vont vraiment pas me manquer – mon assistante en sait quelque chose (merci, Heidy, de me décharger si souvent de ces corvées!). Et je n’aurai aucune peine à me passer des séances fixées à 7 heures du matin. Je ne suis définitivement pas une lève-tôt et par conséquent pas non plus productive de si bonne heure.

Maintenant que j’y pense, une autre idée me vient à l’esprit. Plus tard, j’ai vraiment encore envie de commencer quelque chose. Pas dans le sens d’un projet, mais plutôt faire quelque chose de mes mains. L’aspect manuel m’a souvent manqué dans le cadre de mon travail essentiellement intellectuel. Par exemple faire de la poterie, coudre, bricoler avec du bois. Ou alors jardiner. Voir les plantes pousser est tout simplement magnifique. Jusqu’à ce jour, mon temps libre m'a seulement permis de produire quelques tomates, herbes et baies.

En fin de compte, ce n’était pas une mauvaise idée de prendre le temps de penser à la retraite et aux diverses possibilités qui s’ouvriront à moi. Je vous remercie de m’avoir invitée à écrire un article sur le sujet.

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