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N° 2 – 2022 Au fait, connaissez-vous…?

N° 2 – 2022 Au fait, connaissez-vous…?

«Nous tablons sur une hausse du nombre de dons d’organes»

Le PD Dr méd. Franz Immer est médecin spécialisé en chirurgie cardiaque et directeur de Swisstransplant, la Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d’organes. Il nous dévoile dans cet entretien quels travaux sont à l’ordre du jour chez Swisstransplant et comment lui-même organise sa prévoyance.

PD Dr méd. Franz Immer

Directeur de Swisstransplant

En mai 2022, le peuple suisse a approuvé le principe du consentement présumé au sens large en ce qui concerne le don d’organes. Les personnes qui refusent le prélèvement d’organes et de tissus après leur décès devront le déclarer à partir de 2024. Êtes-vous soulagé du résultat de cette votation?

Pour moi en tant que médecin, cette campagne précédant le vote a été une expérience nouvelle. Je suis vraiment soulagé que la proposition ait été approuvée si clairement à 60,2 pour cent des voix.

Quels sont les travaux à l'ordre du jour chez Swisstransplant?

Nous sommes en train de mettre la nouvelle solution en pratique. Un groupe d’éthique se penche par exemple sur la question de savoir comment adapter les discussions avec les proches dans le contexte de la modification légale. Il reste important d'exprimer sa volonté et de dire si l’on souhaite ou non faire don de ses organes après le décès.  

Vous tablez donc maintenant sur une hausse du nombre de dons d’organes?

Oui. Actuellement, 60 pour cent des proches refusent le don d’organes, le plus souvent parce qu’ils ne connaissent pas la volonté de la personne décédée. Dans les pays ayant introduit la solution du consentement présumé au sens large il y a quelques années, le taux de refus est en diminution. Et, chose importante à savoir, il n’y a pas de limite d’âge pour le don d’organes. La plupart des donneuses et donneurs sont âgés de plus de 60 ans.

Inutile de vous demander si vous avez exprimé votre volonté concernant le don d’organes. Comprenez-vous que certaines personnes éprouvent des difficultés à aborder ce sujet avec leurs proches?

Personnellement, j’ai pris ma décision et ma famille est au courant. De nombreuses personnes ont de la peine à aborder le sujet parce que l’on ne parle généralement pas volontiers de la mort. Ce qui est préoccupant, ce sont les proches qui ne souhaitent pas respecter la décision d'une personne qui s'est prononcée en faveur du don d’organes. La loi sur la transplantation est cependant claire sur ce point: la volonté de la personne décédée prime celle des proches.

Vous êtes médecin spécialisé en chirurgie cardiaque. Parlez-nous de ce qui fait battre votre cœur à côté de votre travail.

Mon temps libre est rare et je le passe très volontiers à la maison. J’aime la proximité de l’eau.

Comment préparez-vous votre avenir?

Premièrement bien sûr en versant des cotisations à la caisse de pensions et au troisième pilier. Je ne réalise pas d’opérations boursières mais j’ai la chance de posséder une maison de famille qui génère quelques recettes locatives.

Swisstransplant 
Le but de Swisstransplant est d’assurer la promotion, le développement et la coordination de la transplantation d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que d’informer le public sur le don et la transplantation d’organes. La Fondation a son siège à Berne. Ses quelque 40 collaboratrices et collaborateurs sont assurés chez PUBLICA dans la Caisse de prévoyance des organisations affiliées. 

swisstransplant.org

Caisse fédérale de pensions
PUBLICA

Eigerstrasse 57
3007 Berne
Suisse

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