Publica Logo

N° 1 – 2020 Quand je serai à la retraite...

N° 1 – 2020 Quand je serai à la retraite...

Maria Chiara Saraceni

Avocate
Office fédéral de la justice OFJ

Photo de (en Home Office pour cause de crise du coronavirus)

Maria Chiara Saraceni

(en Home Office pour cause de crise du coronavirus)

Et dire que je serai bientôt à la retraite… Cela semblait pourtant si loin. Et je me sens encore si jeune.
 
Mais dans quatre ans, ce sera chose faite, je ne peux plus faire semblant de l’ignorer. En effet, depuis quelque temps déjà, je reçois un magazine pour les
50 ans et plus, des propositions de cours pour préparer ma retraite, des informations sur les appartements pour seniors et sur les cartes de réduction réservées au troisième âge, de la publicité pour les peaux matures…
 
J’exerce depuis plus de 30 ans comme avocate dans l’administration fédérale. Il y a un an j’ai à nouveau eu l’opportunité de changer de poste et je travaille maintenant au sein de l’Office fédéral de la justice. Ce changement a été comme une cure de jouvence! Nouveaux sujets, nouvelles personnes, nouveau poste de travail. C’est pourquoi cela va me sembler étrange de ne plus travailler. S’il y a une chose que je ne vais pas regretter, c’est de me lever tôt le matin: je suis une lève-tard et j’ai besoin d’un certain temps pour me mettre en route.
 
Ce qui va le plus me manquer, c’est le contact avec autrui. C’est pourquoi je me suis déjà renseignée sur les possibilités qui existent pour ne pas me retrouver démunie, sans savoir quoi faire de mon temps. Et j’ai constaté qu’il y a de très nombreuses offres de travail bénévole. J’ai même déjà commencé, je travaille dans une maison de retraite, à la cafeteria. Toujours dans l’idée d’essayer quelque chose de complètement nouveau, que je n’avais encore jamais fait auparavant. Il y a de très nombreux secteurs dans lesquels je me verrais bien faire du bénévolat: aider à organiser des évènements, donner des cours de soutien, accompagner des personnes en situation de handicap, visiter les malades à l’hôpital, offrir mon aide à un musée… Je ne peux tout simplement pas m’imaginer rester chez moi, d’autant que mon partenaire est plus jeune et qu’il doit encore travailler quelques années.
 
Et puis, je pourrai enfin m’attaquer aux piles de livres qui s’entassent près de mon lit et commencent à vaciller dangereusement. Ne plus lire simplement les gros titres de la une, mais les articles en entier. Passer toute la journée en pyjama et m’immerger dans le visionnage de séries complètes. Aller boire spontanément un apéritif avec une connaissance que j’aurais rencontrée par hasard, sans avoir ensuite à me dépêcher. Faire des tonnes de gâteaux. Tricoter des
pullovers pour tous mes proches, aller faire mes courses aux heures de pointe, mais sans stress…
 
Mais je n’en suis pas encore là et je vis dans l’instant. Et peut-être que tout se passera autrement et que je garderai mes petits-enfants.

Caisse fédérale de pensions
PUBLICA

Eigerstrasse 57
3007 Berne
Suisse

La loi impose à PUBLICA d’informer les personnes qu’elle assure et celles à qui elle verse une rente. Nous continuerons donc de vous envoyer chaque numéro de notre magazine électronique. Le magazine électronique de PUBLICA est semestriel.